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Au-delà de grève de la fonction publique du Front commun et l’emprisonnement de ses chefs syndicaux, 1972 est une année de bouleversements politiques, culturels et sociaux, tout en étant marqué par la dépossession politique. Puisant dans les archives de presse, Ducharme revisite les événements qui ont marqué cette année-là sous une plume vivante: les luttes étudiantes et ouvrières, la censure à l’Office national du film, la montée de mouvements féministes et autochtones, les « Cégeps parallèles »... Il dessine le portrait d’une société québécoise anticapitaliste oubliée, montrant jusqu’où le pouvoir est prêt à aller pour mater toute contestation, à coups de lois spéciales et de répression.

Le 24 juillet 1967, Charles de Gaulle, président de la France en voyage officiel, invité des gouvernements de Québec et d'Ottawa, a marqué à jamais l'histoire en prononçant, au balcon de l'hôtel de ville de Montréal, quatre mots - « Vive le Québec libre ! » - dont la portée a traversé le temps.

Première biographie non-autorisée qui explore en trois volumes les jeunes années de l'homme du point de vue personnel et professionnel, la période de militantisme péquiste et indépendantiste ainsi que celle des années de pouvoir. Réalisé à partir de rencontres prolongées avec Jacques Parizeau et d'entrevues avec de nombreux témoins, amis et adversaires, l'ouvrage est "honnête, détaillé, clair et pudique, il élève un monument bien taillé mais sans complaisance à un homme de stature imposante à l'échelle du Québec" (L. Cornellier).

Première biographie non-autorisée qui explore, dans ce tome, les jeunes années de l'homme du point de vue personnel et professionnel. Réalisé à partir de 150 heures d'entrevues sur une période de 4 ans avec 115 personnes, l'ouvrage, qui contient de nombreux documents inédits, présente un portrait honnête et sans complaisance de cet homme qui a su marquer la scène politique québécoise.

Suite de l'enquête biographique commencée avec "Le croisé". Ce second tome, qui couvre les années 70 à 85, fait partager au lecteur quinze ans de la vie de cet homme politique influent: ses relations avec son parti, P.E. Trudeau, René Lévesque et la saga Claude Morin avec la GRC. Toute une galerie de portraits qui prend parfois l'allure d'un véritable jeu de rôles politique où se côtoient rivalités et opportunismes.


Les baby-boomers ont perpétré un véritable hold-up générationnel : ils ont sans cesse augmenté la taille de l'État québécois pour profiter de ses largesses en confisquant aux plus jeunes leur part de la richesse collective. Or, à l'heure où toutes nos institutions vacillent, ils atteignent l'âge de la retraite et menacent de porter le coup de grâce au système. Il est donc urgent de réformer l'État-providence en le soumettant à un régime draconien. Que l'on partage ou non son diagnostic, Éric Duhaime met en lumière des réalités démographiques, économiques et politiques que l'on ne saurait balayer du revers de la main.

On trouvera dans cet ouvrage un bilan critique de l'évolution récente de la société québécoise et des grandes questions sociales, politiques et culturelles auxquelles elle doit faire face. Il s'agit également pour l'auteur de maintenir vivantes les "raisons communes" qui fondent l'existence collective, la liberté et la démocratie.

À la fois essai et ouvrage sociologique, La vigile du Québec est le premier livre que Femand Dumont a consacre entièrement à la question nationale. Les textes que l'on y retrouve vont de 1959 à 1971 et sont traversés par une intention commune : celle de retracer la genèse des blocages, des hésitations qui parsèment la mémoire collective de la société québécoise, Dumont y esquisse des solutions pour sortir del'impasse. Il envisage même, à certaines conditions, la mise en oeuvre d'un socialisme authentiquement Québécois. La forme sociale et politique dans laquelle un peuple peut entrer n'est pas arbitraire, mais largement déterminée par son passé. C'est pourquoi, si le Québec parvient à trouver la sienne, ce ne sera qu'en s'étudiant lui-même, La longue reflexion qui est consacrée à la crise d'Octobre prend ainsi tout son intérêt: il s'agit moins de scruter I'événement comme tel que de bien faire voir comment il symbolise de lointaines incertitudes.

Un ouvrage majeur qui livre le fruit d'une réflexion non seulement sur le Québec mais aussi sur ce que sont les sociétés, leurs aspirations, leurs fondements, leurs aspirations, leur insatiable besoin d'être et de se connaître.

