Romans

D'origine bavaroise, Tania Schumpf, 23 ans, est arrivée à Montréal pour y faire des études universitaires, perfectionner son français et rejoindre un garçon rencontré sur Internet. Alors que ce dernier la déçoit, la ville lui plaît et elle décide de s'y installer. Pour gagner sa vie, elle travaille comme serveuse dans un restaurant sans prétention, le Madelinot, situé à Saint-Janvier-des-Âmes, un quartier populaire de Montréal. C'est là qu'elle fait la connaissance de Bilodo, un facteur timide, féru de calligraphie et auteur de haïkus, dont elle tombe amoureuse. Un jour d'orage, leurs vies basculent et leurs destins s'entremêlent dans un mouvement qui les emportera vers un ailleurs où rien n'est plus vraiment ce qu'il paraissait être. Avec La fiancée du facteur, les lecteurs retrouveront les personnages touchants et attachants du Facteur émotif, en plus d'être portés, selon Suzanne Giguère du Devoir, par la « grande force d'imagination » de Denis Thériault et son « écriture vraie, riche, imaginative, coquine et lyrique ».

Depuis la forêt enchantée de son enfance, habitée par la sorcière Murasaki et gardée par une divinité kami, en passant par l’Académie où il apprend le métier des armes, à travers les deuils, les trahisons et les déceptions amoureuses, jusqu’aux joutes littéraires dans lesquelles il concourt, Matsuo apprend à vivre et à combattre en rédigeant des wakas. Ces poèmes traditionnels japonais, auxquels l’a initié sa mère dès son plus jeune âge, constituent le trait d’union, le langage commun l’unissant au monde et aux êtres.

Résumé en cours

A travers l'histoire d'un jeune Juif, l'auteur, dans un de ses très rares livres ayant pour cadre Montréal, "poursuit son étude des minorités et des rapports d'un individu avec sa communauté". Une oeuvre réussie, où Montréal et la multitude qui l'habite sont admirablement rendus.

Tayaout, fils d'Agaguk est un roman d'action sur fond de blizzard dans lequel les passions se déchaînent. Tayaout, de la race des Inuit du Grand Nord, nous entraîne en pleine nature, dans l'immensité de la toundra, à la recherche de son destin. Pour les lecteurs d'école secondaire. 1981, c1969.

Une de ces oeuvres écrites "à la force du poignet", violente, sombre, instinctive - comme se plaît à dire l'auteur. Le héros, un aveugle autoritaire et emporté, sera vaincu par une femme vindicative et rusée, aidée de quelques sorcières. Pour R. Bérubé, L'appelante est "le roman de la chair humiliée et honteuse, de la chair maudite".

Un vieux pêcheur gaspésien, indésirable pour sa bru, se révolte contre sa mise à l'écart par la société. Ayant trouvé une vieille barque, il entreprend, à l'insu des siens et du village, de lui redonner vie et voile, en dépit des épreuves et des périls... Un roman sombre et émouvant.

Une Montagnaise centenaire raconte sa vie à une femme blanche. Selon André Brochu, l'auteur a renoué avec la "mythologie du Bon Sauvage.

Agaguk est une terrible histoire d'amour, de meurtre et de vengeance. Tout l'art d'Yves Thériault consiste à nous montrer, avec une puissance d'évocation éblouissante, l'éveil de l'âme, au-delà de la morale et de la décence, et à nous faire croire, encore et toujours, en l'être humain. c1958, 1993.

Ce roman, qui a pour cadre l'Ouest canadien, s'inscrit bien dans ce qu'André Major appelle "une mythologie de la virilité". Il s'agit d'un drame à "caractère fabuleux" qui met aux prises un descendant de Viking et sa femme, avec un étalon noir "puissant comme la damnation de Dieu" (p. 18). Pour Jacques Ferron, Kesten raconte l'histoire d'un couple incestueux qui provoque la colère des dieux. De cette passion, "renaît le monstre qui la figure".

