Romans

Devenant son propre personnage, Nelly Arcan, jeune romancière sulfureuse, écrit une lettre à l'homme qui l'a quittée. Histoire de conquête et d'abandon, de désir et d'humiliation entre une jeune femme québécoise et son amant français, consommateur de cybersexe et de coke.

La vie d'Alexandre Maigine, un auteur discret, est bouleversée lorsqu'il reçoit le prix Goncourt. Le cirque médiatique s'emballe et les femmes se pressent autour de lui, dont la belle et sulfureuse Cécile. Tous s'imaginent qu'il est le double de son héros, Alexis, écrivain superficiel et mondain. Il est vrai qu'Alexandre commence à changer et à ressembler à son personnage. Premier roman. ©Electre 2019

Quel effet l'amour peut-il avoir sur un homme qui touche à la cinquantaine et qui, de surcroît, a toujours vécu de livres et de poésie? C'est l'expérience que vit Martin Désourdy quand il fait la rencontre de Julie... 1991.

Un homme. Une femme. Un défunt. Leur jeunesse est loin derrière eux. Ce roman est la longue, l'inépuisable remémoration, à travers les paroles, les silences et les petits gestes d'affection que s'échangent Marthe et Pierre-André, de tout ce qui dans leur passé - et dans leur lien avec le défunt - les a unis et éloignés, meurtris et ravis.

Ce sombre roman est une lente confession sous forme de récit de voyage, comme l'écrit en substance le narrateur de l'oeuvre. C'est un voyage intérieur doublé d'un voyage-prétexte sur les traces américaines de l'écrivain Jack Kerouac. Ceux qui connaissent l'inspiration désenchantée, et le ton intimiste de Gilles Archambault ne seront pas dépaysés. L'amour et l'amitié, bien présents dans Le voyageur distrait, proposent encore leur succession d'échecs. La "fragile sérénité" du narrateur serait pur désespoir, si cette extrémité était compatible avec un certain confort et la lucidité un peu blasée de l'homme accablé d'expériences. Intérêt psychologique et littéraire.

Un photographe divorcé de cinquante ans trouvera-t-il, dans un ultime amour pour une femme fragile, le moyen de sortir de son marasme, d'endiguer le sentiment d'échec qui le paralyse? 1996.

Un beau roman où se retrouvent des thèmes chers à l'auteur: nostalgie, solitude, tendresse teintée de dérision...

" Ghislain, un vieux comédien solitaire et à peu près oublié, a décidé de réunir quelques-uns de ses amis de longue date pour un repas au restaurant. Il y aura là Marie-Paule, l'ancienne maîtresse restée proche de lui, Yves, le romancier, Luc, le marginal, la jeune Annie, fille d'un ami disparu... et bien des fantômes. Qu'attend Ghislain de ces témoins de son passé, qu'espère-t-il revivre en leur compagnie? Tous, sous le coup de cette invitation, sont amenés à penser à lui, à revoir leur propre existence et à éprouver pour eux-mêmes la fuite du temps, l'approche inexorable de la fin. Cinq personnages qui prennent tour à tour la parole en huit séquences échelonnées sur une seule journée. Un roman construit avec la rigueur et la simplicité d'une pièce de théâtre, où le lecteur retrouvera cette atmosphère intime, cette voix attachante et blessée, cette prose à la fois dépouillée et précise, et surtout cet entrecroisement de la douceur et du désenchantement dans un cœur tantôt sombre et tantôt vibrant qui donnent à l'œuvre de Gilles Archambault son accent inimitable et sa beauté. " -- 4e de couv.

Louis Audry a été romancier, mais il a cessé d'écrire depuis vingt ans. Sans être célèbres, ses livres ont connu jadis un certain succès, si bien que l'on s'apprête à republier en un volume ses oeuvres complètes. Louis Audry, en un mot, est un homme qui a plus de passé que d'avenir, plus de souvenirs que d'espérance, et qui a commencé à s'éloigner du monde comme de sa propre existence. Une existence bien remplie, de travail, de lectures, d'amours, et qui lui apparaît maintenant sous un jour à la fois plus net et plus triste, comme si elle se détachait peu à peu de lui et devenait celle d'un autre, ou plutôt de celui que lui-même ne savait pas qu'il était. Comme si elle devenait, en somme, son roman le plus vrai, et le plus beau peut-être.

Roman de l'âge inexorable et de la nostalgie, empreint d'une lucidité que seul l'attachement à l'ultime amour préserve du désespoir. Un livre grave et tendre à la fois.

