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Un certain espoir se veut un panorama à grands traits du Québec social et politique des 50 dernières années, tracé par un spectateur particulièrement attentif et humaniste. En marge du discours des «Lucides» et des tensions relatives aux accommodements raisonnables, ce livre de Jean-Marc Piotte apporte un véritable vent de fraîcheur, non seulement par la profondeur et la simplicité de son propos, mais aussi par la sérénité et l'humanité de son regard, qui tient l'humain pour sa première préoccupation. Piotte en appelle autant à notre bonté qu'à notre intelligence pour créer une société plus juste et plus saine.

Chez les chasseurs-cueilleurs l'obsession alimentaire n'était pas une tare mais une question de survie je suis le fruit pourri de leur descendance. Avec un humour désespéré, la poète examine son rapport à la nourriture. Elle détaille le lien, direct et aliénant, entre l'image du corps et un écrasant assortiment d'injonctions sociales, médicales, voire morales, auxquelles personne n'échappe. L'intime et le politique s'entrecoupent dans un recueil clairvoyant et rageur.

Voici la première histoire populaire de Montréal depuis un siècle. C'est aussi la première véritable monographie intime de Montréal. 1991.

Au cours des années 1960 et 1970, le Grand Nord canadien était en pleine effervescence. Dominique Prinet, alors jeune pilote de brousse, y a effectué des vols incroyables, lui qui a transporté, par tous les temps, des pêcheurs, des chasseurs et des trappeurs, des chercheurs d’or ou de pétrole, ainsi que des blessés et des malades nécessitant une évacuation d’urgence. C’était bien avant le GPS, quand les cartes se révélaient imprécises, les modes de communication, rudimentaires, et que les voyages du genre duraient des semaines.

Une vivante histoire de la ville, racontée avec talent par ce conteur né qu'est Gilles Proulx. Des anecdotes peu connues qui nous incitent à découvrir l'histoire en profondeur. Ce récit, illustré de photos de l'auteur et de documents d'époque, nous permet de renouer avec une dimension de notre passé décisive mais méconnue, et ainsi de mieux comprendre le Montréal d'aujourd'hui.

S'intéressant aussi bien aux réalités de la nature qu'aux activités quotidiennes des hommes, les auteurs composent le début d'une véritable fresque de la société rurale québécoise d'autrefois. Trois autres volumes en préparation seront consacrés à l'été, à l'automne et à l'hiver. 1980.

Selon l'auteur, le Québec n’a pas à rougir de sa parlure bâtarde, ni de ses barbarismes ni des coutures et des triturations qu’il inflige au français : bâtardes, toutes les langues le sont. Dans cette synthèse éclectique, aux frontières de la littérature, de la linguistique et de la philosophie, l’auteur propose de concevoir désormais le rapaillement et la métisserie de la langue québécoise comme des ferments de son devenir créole. Radjoul Mouhamadou nous amène à revisiter notre rapport à la langue et l’identité.

Au Québec, la question nationale ne cesse d’alimenter le débat public. Tantôt elle se heurte aux idéologies dominantes, tantôt elle les épouse. Mais comment s’est donc constituée l’image que nous avons de notre société et de ce qu’elle devrait être ? Pour répondre à la question, il faut replacer le cas particulier des Québécois dans le phénomène global du nationalisme. C’est ainsi que Philippe Reid met à contribution dans cet essai la pensée française issue de la Révolution, de même que l’idéologie élaborée en Allemagne et en Grande-Bretagne.

