Ecrivains et histoire de la littérature

Le Livre des jours est aussi, à travers un récit au fond mélancolique, une extraordinaire leçon d'énergie, «l'exemple d'une réussite, d'un triomphe de la volonté, d'une patiente victoire de la lumière spirituelle sur les ténèbres, par quoi ce livre exotique et inactuel est si noble et si réconfortant.» André Gide.

Dernier volet de son autobiographie, l'auteur nous apparaît ici tel qu'en lui-même, avec ses faiblesses, son ironie, sa verve et surtout sa sensibilité.

Nancy Huston fait ici le journal de bord de sa grossesse afin de montrer les rapports entre création artistique et procréation.

En trente courts textes, N. Huston réalise un portrait de son amie au coeur généreux et à la pensée exigeante. Au fil de la plume, elle dessine l'histoire d'une relation entre deux intellectuelles qui se ressemblaient et s'enrichissaient mutuellement.

Dans cette étude, l'écrivaine parle d'auteurs qu'elle considère "négativistes". Ils se divisent en trois générations. Adultes pendant la Seconde Guerre mondiale: Samuel Beckett, Emil Cioran - Enfants/adolescents pendant la guerre: Imre Kertész, Thomas Bernhard, Milan Kundera - Nées après la guerre: Elfriede Jelinek, Michel Houellebecq, Sarah Kane, Christine Angot, Linda Lê. 2004.

Pendant plus d'un an, deux femmes se sont écrit. L'une est née au Canada anglais, l'autre en Algérie française. A Paris, étrangères en exil, elles ont choisi de travailler, d'aimer, d'avoir des enfants. Elles cherchent en tâtonnant ce sentiment d'appartenance qui leur permettrait de réaliser leur destin : celui d'écrivain

En une quinzaine de textes, Nancy Huston questionne son appartenance à la littérature, les origines de son engagement dans le monde des idées et la chair des terribles vivants qui, aux expériences de la vie, de l'amour, de la guerre, de la folie, de l'exil, ont arraché la lumière des mots. 2004.

Par l'ingestion de mescaline, Aldous Huxley rejoint à son tour les paradis artificiels de Nerval et de Baudelaire. Mais l'originalité de cete expérience tient à la volonté scientifique qui l'anime : en 1954, c'est sous contrôle médical que le romancier absorbe la drogue dans le but d'ouvrir, selon l'expression de William Blake "les portes de la perception".

Antidotes se présente sous la forme d'un recueil d'articles, de pensées philosophiques et de pamphlets choisis par l'auteur parmi ses différents articles des années 1960-1974. Les thèmes abordés, l'absurdité de l'existence et les rapports sociaux sont traités à travers la parodie.

Un des maîtres du théâtre de l'insolite rassemble ici ses réflexions. ©Electre 2024

