Roman historique

1924, Saint-Jean-Port-Joli. Roméo, le patriarche de la famille Marion, décède dans un incendie qui ravage son célèbre Musée de notre histoire. Son fils aîné, Bruno, tient désormais l'auberge du Joli-Port avec sa femme Marie-Ève. En deuil de son père, cet homme qu'il admirait tant, Bruno lit les mémoires que Roméo lui a légués et se met lui-même

1895, au milieu du golfe du Saint-Laurent, Anticosti, une bande de terre longue de deux cent vingt kilomètres, à peine habitée par quatre cents personnes. La vie y est rude. L'île est isolée du reste du continent pendant six mois de l'année. La famille Cormier et les autres habitants d'Anticosti apprennent que l'île a été achetée par le millionnaire Henri Menier. Dès lors, ils craignent pour leur avenir. De plus, personne ne croit que cet homme peut réaliser ce qu'il se propose de faire en quelques mois seulement. Pourtant, monsieur Menier tient ses promesses... Mais les règlements que met en place George-Martin Zédé, le nouveau directeur, en rebutent plusieurs, au point que certains quittent l'île. Et d'autres pensent partir sous peu. Chez les Cormier, la vie est ponctuée de grands changements. Wilfrid, devenu l'assistant du directeur, est de plus en plus solitaire et isolé. Il vit un temps à l'île, puis est contraint de s'installer à Québec. Bien secondé par Jeanne qui donne naissance à leurs premiers enfants, Laurent assume parfaitement son rôle de gardien de la lumière. De son côté, le bouillant Ernest se rebelle. Il continue à pêcher et à chasser malgré les interdictions, tandis que Claire, sa femme, se réfugie au phare avec ses enfants. Desneiges poursuit ses études pour devenir institutrice et Fabiola se fait religieuse. Pendant ce temps, rien n'est plus comme avant à Anticosti...

Québec, 1805. Bernard-Antoine Panet exerce comme avocat. En s’unissant à Harriet Antill, qui est anglicane, il est rejeté par les catholiques et n’a plus de causes à défendre. Il déménage à Montréal où Harriet possède une demeure pour y refaire son nom. Il y achète aussi une terre. Ayant hérité de la moitié de la seigneurie de Bourg-Louis, il rêve d’y régner...

1895, au milieu du golfe du Saint-Laurent, Anticosti, une bande de terre longue de deux cent vingt kilomètres, à peine habitée par quatre cents personnes. La vie y est rude. L'île est isolée du reste du continent pendant six mois de l'année. La famille Cormier et les autres habitants d'Anticosti apprennent que l'île a été achetée par le millionnaire Henri Menier. Dès lors, ils craignent pour leur avenir. De plus, personne ne croit que cet homme peut réaliser ce qu'il se propose de faire en quelques mois seulement. Pourtant, monsieur Menier tient ses promesses... Mais les règlements que met en place George-Martin Zédé, le nouveau directeur, en rebutent plusieurs, au point que certains quittent l'île. Et d'autres pensent partir sous peu. Chez les Cormier, la vie est ponctuée de grands changements. Wilfrid, devenu l'assistant du directeur, est de plus en plus solitaire et isolé. Il vit un temps à l'île, puis est contraint de s'installer à Québec. Bien secondé par Jeanne qui donne naissance à leurs premiers enfants, Laurent assume parfaitement son rôle de gardien de la lumière. De son côté, le bouillant Ernest se rebelle. Il continue à pêcher et à chasser malgré les interdictions, tandis que Claire, sa femme, se réfugie au phare avec ses enfants. Desneiges poursuit ses études pour devenir institutrice et Fabiola se fait religieuse. Pendant ce temps, rien n'est plus comme avant à Anticosti...

La Rochelle, 1740. Après des études de droit, Jean-Claude Panet s’engage dans la marine et s’embarque à bord du navire Rubis, en direction de la Nouvelle-France. Après une pénible traversée, il fait la connaissance de la charmante fille d’un notaire, Marie-Louise Barolet. Ensemble, ils mettront au monde quatorze enfants, chacun appelé à jouer un rôle important dans la colonie...

1905, Saint-Jean-Port-Joli. La vie suit son cours pour Roméo Marion, son épouse Béatrice et leurs enfants. Les visiteurs sont nombreux à venir séjourner dans l'auberge tenue par Béatrice, tandis que Roméo se consacre pleinement à la sculpture. Toujours avide de nouveaux projets, il décide même douvrir un musée où il représentera les grandes scènes de l'histoire canadienne. Il est également élu au sein du conseil municipal, ce qui l'amène à sintéresser aux drames et passions qui agitent le village.

Élisabeth, la fille dEmmanuel Grenon, étudie à Québec en vue de devenir institutrice. Elle y rencontre Joachim Damour, un jeune médecin fraîchement diplômé qui linvite à la suivre à Sainte-Claire-de-Dorchester pour le seconder dans son travail. Là-bas, Élisabeth enseigne à lécole du rang tandis que Joachim constitue sa clientèle; tous deux se fréquentent sous la supervision attentive dun chaperon. Lorsquils veulent se marier, un obstacle de taille se dresse : Élisabeth doit démontrer que son premier mari Charlabin est mort. Elle se rend alors à Betsiamites, sur la rive Nord, en chercher la preuve...

« Contraint de quitter la région de Drummond sans pouvoir y revenir, Emmanuel, le plus jeune des fils de Nicolas, va s’établir à Baie-Saint-Paul sur une terre que son père a obtenue en héritage. Il demeure en contact avec sa famille, se marie et a des enfants, mais après une quinzaine d’années, en raison du mauvais rendement de sa terre, il décide de s’établir au lac Saint-Jean, au bord de la rivière Métabetchouan, face au poste de traite de la baie d’Hudson...

Les changements survenus à Anticosti depuis quelques décennies ont bousculé les habitudes de la population, mais ils n'ont guère dérangé les Cormier, les gardiens du phare ayant l'assurance de pouvoir continuer leur métier sans être importunés. En 1919, alors qu'Émile s'initie à son tour au travail de gardien de la lumière, il cherche aussi une compagne de vie, ce qui le conduit jusque sur la Côte-Nord.

Nous voici de nouveau au coeur de Québec, où nous retrouvons la famille Bédard au lendemain de la Première Guerre mondiale. Nos deux héros, Ovila le journaliste et Hubert le bossu sonneur de cloches, continuent à relater tour à tour, dans leur journal personnel respectif, un quotidien riche en péripéties de toutes sortes. En cette première moitié du vingtième siècle, les sujets à la mode déchaînent les passions : le féminisme, bien sûr, avec le droit de vote des femmes à la clé, mais aussi la reconnaissance de l'homosexualité, l'émancipation des diktats de la religion, les innovations techniques et, en toile de fond, le spectre de la Deuxième Guerre mondiale qui étend son ombre menaçante jusque sur la Vieille Capitale.

