Poésie

Poète et naturaliste, l'auteur poursuit avec ce deuxième ouvrage la trilogie de ses "Histoire naturelles du Nouveau Monde" commençant avec "L'oeil américain" et se terminant avec "La vie entière." 1992.

Pierre Morency nous propose ici un recueil où se côtoient vers et prose. Témoignant d'une époustouflante maîtrise, rayonnant d'une constante lumière, ces textes célèbrent la flamme, à la fois forte et fragile, qui brûle en chaque être vivant.


J’ai quitté Windsor et la maison familiale en 2003. J’avais dix-neuf ans. J’ai emménagé à Montréal, dans un vieux cinq et demie du quartier Centre-Sud, où j’ai fumé trop de drogue et écrit par milliers des pages d’un roman qui n’aboutirait jamais. Bientôt, plus rien n’a eu de sens. Ni mes études, ni mon travail, ni le fait d’être une personne...

Véritable hommage à la mémoire de Paul Émile Savard, ami disparu, Toots fait la Shiva, avenue Minto d'Erín Moure dépasse la simple étude. Livre émouvant s'il en est, cet essai, dont on a dit qu'il constituait «un beau témoignage d'une vie courageusement vécue aux confins des valeurs contemporaines», fait ressurgir l'existence d'un homme n'ayant laissé aucune trace, si ce n'est qu'en cette femme qu'il surnommait Toots. «Ce sont mes souvenirs, et le souvenir est un travail d'imagination», écrit Moure. De l'Abitibi aux quartiers pauvres de Vancouver, en passant par Montréal et l'avenue Minto près de la Cour de triage Glen à N.-D.-G., à travers des souvenirs et des recherches Google, des citations de Rilke et des allusions aux recettes de Madame Jehane Benoît, l'autrice honore la dignité de cet être cher, dignité dont elle seule, au fond, pouvait rendre compte.

Recueil de poèmes en prose évoquant le supplice du corps aux prises avec la douleur physique et l'espoir qui en est la contrepartie.

Des poèmes évoquant les saisons, le temps qui passe, les tempêtes, entre autres.

Etude du Spleen de Paris, petit recueil de 50 poèmes en prose, proposant une morale désagréable tournant autour de la mélancolie, de l'acte gratuit, de l'obsession ou encore du suicide. L'auteur explore en particulier les stratégies logiques qui devaient assurer le bon fonctionnement ou le dysfonctionnement de l'interprétation de ces poèmes, suscitant la pitié ou la cruauté du lecteur.

Un autoportrait poétique. Namouna a été écrit pour parodier Les Orientales de Victor Hugo.

Recueil de quatre poèmes qui sont autant d'évocations des nuits pendant lesquelles le poète et sa muse dialoguent autour de la douleur de la création littéraire.

