Philosophie

Les derniers dialogues entre Platon et Socrate : trois discours retraçant le déroulement du procès qui mobilisa toute la cité d'Athènes. Socrate se défendra avec l'arme qu'il manie le mieux, le langage. Il refusa de prendre la fuite comme le lui conseillait Criton et s'empoisonna à la ciguë.

Un dialogue entre deux sophistes à propos de l'enseignement de la vertu.

Qu'est-ce que la science ? Ou encore : au nom de quels critères un énoncé peut-il être présenté comme science ? A cette question, le Théétète apporte trois tentatives de réponse qui sont autant d'impasses : la science n'est ni sensation, ni opinion vraie, ni opinion vraie accompagnée d'une définition. Echec d'une discussion stérile, attente déçue de qui se croyait convié au spectacle d'un accouchement de la vérité ? Non, si l'on sait lire dans le Théétète la leçon du socratisme : la science, c'est de savoir que la science nous échappe. Le Théétète, en pratiquant l'impasse, s'érige en carrefour. S'y rencontrent, quand y est tentée une solution de l'énigme des irrationnelles, l'histoire des mathématiques ; celle, très platonicienne bien qu'encore la nôtre, de la philosophie ; les pouvoirs de la rhétorique , car c'est en elle, à bien entende le sophiste, qu'il nous faut apprendre à reconnaître la science ; la question, enfin, que Platon n'a cessé de poser : comment rétablir la dialectique dans ses droits ?

Deux brefs dialogues écrits entre la mort de Socrate et le premier voyage en Sicile de Platon en 388 avant J.-C. Le philosophe s'interroge sur l'éducation, et la nature du courage mais également sur l'essence de la pitié. La réfutation des définitions successives montre ce qu'il en est des fausses certitudes.

Sans doute le plus animé et le plus féroce des dialogues platoniciens dans lequel Platon s'attaque au fondement de la démocratie et esquisse une nouvelle forme de pouvoir. Il se veut le protocole éthique d'un engagement politique et débat donc des conditions du gouvernement de soi et des autres.

Les lettres présentent, par rapport au reste de l'oeuvre de Platon, un double intérêt : là seulement le philosophe parle à la première personne, là seulement il se décrit en action. Les Lettres nous présentent un autre Platon que celui des dialogues, celui qui, tout jeune homme, veut jouer un rôle politique à Athènes et qui, plus tard, cherche à réaliser à Syracuse les projets politiques qu'on trouve exposés d'abord dans la République, puis dans le Politique et dans les Lois. Plar là, Platon ouvre une tradition qui se maintiendra après lui, comme en font foi, entre autres, les exemples de Descartes auprès de Christine de Suède, de Voltaire auprès de Frédéric II de Prusse ou de Diderot auprès de Catherine II de Russie : celui du philosophe conseiller du chef d'état. Traduction inédite et présentation de Luc Brisson

Un dialogue entre Socrate et le poète vaniteux Ion.

Ce texte est un dialogue sur l'éducation et la vertu qui met aux prises Socrate, le maître de Platon, avec des sophistes. Il affirme que la vertu est une, qu'elle est science même et qu'elle peut être enseignée. C'est l'un des textes les plus emblématiques de l'opposition philosophie-sophistique telle qu'elle est développée tout au long de l'oeuvre de Platon. ©Electre 2015

Comprend le texte intégral et une présentation commentée du dialogue aporétique sur l'enseignement de la vertu. Avec une analyse autour de l'oeuvre.

Premier volume d'une série de trois contenant les cours sur les dialogues socratiques que l'auteur a dispensés au cours de plus de trente années d'enseignement. Il aborde la problématique philosophique de ces textes dans un dialogue qui ressemblerait à celui de Platon et de ses élèves.

